Abduction et plantes hallucinogènes.

Voici un texte de l’ami J.M. Il nous relate une expérience du savant Gassendi. Cette expérience est intéressante car elle nous apporte le même témoignage que celui des « abductés » ou des volontaires de R Strassman (DMT Molécule de l’esprit). A notre époque les abductés rencontrent des « gris », des « mantes », à cette époque les personnes qui « utilisaient » les plantes qui créent des états de conscience modifiée, voyaient le diable…..

Né en janvier 1592, Pierre Gassendi était un astronome français, ami de Kepler, de Galilée.
Curieux de tout, ce savant natif de Provence, se lie d’amitié avec Louis de Valois, comte d’Alais (Actuelle Alès, 30). Dans le midi de la France où il réside, il observe que les personnes que l’on désigne comme sorciers s’intéressent particulièrement aux plantes. Ils utilisent le datura, la jusquiame, la belladone. Plantes qui ont des propriétés antalgiques, anesthésiques, et hallucinogènes.

Gassendi a demandé à un berger, se rendant au sabbat, s’il pouvait l’y accompagner. Le berger a accepté. Il a expliqué à Gassendi qu’ils devaient d’abord boire un breuvage de sa composition. Le berger s’est exécuté, Gassendi a simulé.

Il a donc pu observer le berger plongé dans un sommeil agité. Les volontaires de Strassman ne

restaient que 20 minutes dans un état de conscience modifiée. Le berger de Gassendi y est resté 4 heures environ.

A son réveil il a félicité Gassendi d’avoir séduit le diable dès leur première rencontre. Chose étonnante, l’astronome n’ayant rien bu.

Les visions du berger qui incluaient la présence de Gassendi, la certitude d’avoir voyagé, changé de lieu, pose des questions.

Quel est cet état de conscience amplifiée ??

Strassman s’est posé la même question à la lecture des comptes rendus de ses étudiants.

Cette observation de Gassendi n’est pas unique. Le texte en cite d’autres.

L’expérience de Gassendi n’est pas unique.

A la même époque ; XVI, XVII, en Italie l’ecclésiastique Giordano Tartarotti fait libérer une sorcière.

Sitôt rentrée à son domicile elle s’enduit le corps d’un onguent qui la plonge dans un profond sommeil.

Les hommes de mains de Tartarotti frappent la femme, la brûlent en différents endroits du corps. A son réveil elle dit à l’ecclésiastique qu’au sabbat elle a été maltraitée, battue par les autres participants de cette mystérieuse réunion.

A Bordeaux, le maître de requêtes, Belot tente la même expérience.

Sous l’ancien régime le maître de requêtes avait une fonction judiciaire et administrative. (Sorte d’huissier moderne).

Grâce à l’autorité de sa fonction, il fait libérer une sorcière, la ramène chez elle et la fait espionner discrètement.
Elle passe sur son corps une crème puis se couche.

Prévenu de son réveil quelques heures plus tard, Belot va l’interroger.

Elle rapporte qu’elle est allée au sabbat où elle a rencontré le diable, qu’elle a renié Dieu. Son récit présente un mélange d’hystérie, de provocations et d’hallucinations.

Ces trois expériences se passent ; une en Provence, l’autre en Italie, la troisième à Bordeaux.

Publicités