Personnalité de l’abducté

Après avoir inséré le post ; https://philosovni.wordpress.com/2011/08/12/les-peurs/ ,nous avons trouvé l’étude d’une psychiatre américaine qui aborde de façon très prudente «l ’écoute » des abductés.

Cette spécialiste ne rejette pas la possibilité de la réalité de l’abduction, elle envisage de « traiter »  les abductés comme chacun de ses patients habituels.

http://www.ufoera.com/articles/hypnotist-rima-laibows-in-depth-paper-on-abductees-her-method_1190310628.html

Il  est évident que l’on ne peut assimiler un  abducté à un « patient » ordinaire, pour une raison simple ; la construction de sa personnalité s’est aussi déroulée dans un « milieu », qui n’est ni terrestre, ni humain.

 

Lorsque l’on parle d’abduction, approcher l’anxiété des abductés et, le « mal-être », tantôt lointain, parfois trop présent, qui les suivent, est complexe. (Ce que le psychiatre américain qualifie de « vigilance paranoïde »)

L’anxiété est diffuse, insidieuse, multiple. Elle génère des phobies, dont la victime ignore l’origine. L’abducté vit une césure permanente entre la réalité quotidienne et une expérience sans vraies références  qui vient grignoter  des espaces de sa vie ordinaire. Il voudrait comprendre pour exprimer. Dire malgré et peut-être parce que cette narration semble « interdite », sinon « réprimée ».

L’abducté vit-il une double identité ?

Une identité « normale » terrestre et une part de lui « emprisonnée » ailleurs.

L’abducté est d’abord un humain.

Contre son gré et sans pouvoir obtenir d’explication, il est kidnappé par des entités étrangères qui le contraignent.

Pour l’abducté il reste un constat ;

-> les interrogations sur la réalité de son vécu,

-> ses peurs, et ses craintes,

-> ses souvenirs séquentiels,

-> l’incommunicabilité.

La victime s’interroge, quelle est la part de réalité et la part « de rêve ». Hélas, il n’y a pas de rêve et la réalité est certainement plus terrible que la souvenance.

« Est-il possible que j’ai été enlevé ….. ? »

Ce doute, ces doutes, se juxtaposent à des craintes ou des phobies que l’abducté cherche à comprendre, et qui vont amener des souvenirs par flash. Souvenirs flash qui devraient  étayer la réalité des faits mais  dans le même temps l’incrédulité croit de façon proportionnelle.

Au doute vont s’ajouter des « résurgences » de vécus, des sensations, que la victime aura tendance à refouler.

Qui peut imaginer les gestes de ces mains longues aux articulations noueuses ?

Gestes précis, rapides, exécutés avec une rigueur froide.

Qui peut imaginer des bribes de souvenirs qui font un écho de terreur jusqu’au plus profond du corps ?

Et le reste de ces souvenirs, l’abducté en fait ne souhaite pas les revivre car il se demande s’il le supporterait.

Se souvenir ; c’est revivre un conflit, des éclairages, des bruits…..

La gamme des peurs et des craintes peut s’élargir et ne régresse pas. L’abducté sait qu’il a vécu une épreuve très violente.

Les craintes qu’il a sont des « protections » contre ce qu’il craint de vivre à nouveau.

Il est un humain avec un vécu, il sait qu’une partie de ce vécu est dissimulée, il en est frustré.

Le vécu « ailleurs » est impossible à assumer pour un être humain. Les étrangers le savent et prennent la précaution de modifier la mémoire des abductés et de leur en imposer une factice.

Le vécu dont nous parlons est seulement le vécu dont nous pouvons parler. Pourtant le vécu « ailleurs », lors de l’abduction, est bien une partie de l’individu. Cette partie de vie n’est pas seulement un « missing-time » dans le meilleur des cas, mais une histoire qui  a existé, qui a été un moment de vie, de révolte, de refus, de peurs. Elle fait partie de nous et les étrangers nous en privent partiellement. Ils privent les abductés de la réalité de cette séquence de vie, ils leur donnent des souvenirs indigents et certainement faux.

Il est impossible qu’un abducté explique ce qu’il a vécu parce qu’il ne le comprend pas. Il peut, éventuellement, parler de ce qu’il croit avoir souffert et subit. Ce qu’il a vécu et subi il ne le sait pas.

Sa narration ne lui permettra pas d’accéder au réel du vécu lors de l’abduction. Son récit fixera le « réel » d’une fiction, de ce qu’il a gardé de sa perception, au travers du filtre supplémentaire de l’émotion. D’autres traces durables, incomprises, coexistent avec sa conscience qui les contredit.

Cette impossibilité de communication commence d’abord avec les étrangers. Ils ont des yeux mais pas de regards. Ils bougent, ils appliquent un protocole. Les « dialogues », les communications sont faites sur un mode muet. Il n’y a pas d’échange dans ces moments.

La communication est une conduite « psychosociale ». Peut-elle exister avec les étrangers ?

La communication est une suite de « feed-back ». Cela n’a pas lieu avec les étrangers.

Il n’y a pas de partage du réel entre l’abducté et les étrangers.

Durant sa « présence » dans le local où l’abducté est soumis aux étrangers, il est évident qu’un « monde »  différent existe.

L’abducté est présent dans un « monde »auquel il  est étranger. Il ne peut assimiler plus d’informations, de compréhension, que ce qui lui est possible,  alors qu’il est submergé par un flot immense d’informations.

Que peut, alors dire  l’abducté lorsqu’il est de nouveau dans la vie terrestre ?

Il est devant une situation de rupture ; il y a en lui incompatibilité entre la mémoire et la conscience.

Il ne peut rien partager. Il est devant la même incommunicabilité ici qu’il était « ailleurs » et surtout avec lui-même !

 

Les souvenirs restants, revenants, sont une alternative à la vérité.

L’un de nous a relevé ce texte dans la première apocalypse de Jacques  (NH V, 3)

Traduction de la bibliothèque copte.

Car tu es descendu vers une absence de souvenir
15 et tu conservais ta mémoire.

…/…/…

Il y a en moi [une] inconscience,
et (cependant) je me [sou]viens des choses qui ne sont pas leurs.
25 [Il y a] en moi une igno[rance

 

                                                                      …/…/…

La problématique du souvenir et de l’absence de mémoire vraie n’est donc pas nouvelle.

La vérité, la réalité de ce qu’un abducté à vécu ne peut être connue.

Voilà la réalité ou seulement ce que nous en voulons dire ?

Voilà la réalité ou seulement ce que nous en pouvons dire ?

Si nos questions provoquent, elles touchent leur but.

L’abducté vit dans une autre réalité durant ses abductions.

Il voit, il perçoit une réalité totalement différente qui lui « enseigne », d’autres choses que ce qu’il pourrait connaitre habituellement. Il vit une autre vie que sa vie terrestre.

Revenu dans le monde terrestre, il est « séparé » d’une partie de son expérience de la vie. Même et surtout si cet épisode de vie est « impossible ».

La mémoire lui a été « confisquée »au moins falsifiée, mais il sait, qu’il a vécu quelque chose qui lui a donné un acquis dont il est frustré.

Cette frustration peut couvrir de multiples questions ;

– Pourquoi moi, comment m’ont-ils choisit puis « trouvé » ?

– Pourquoi ne rien m’expliquer ?

– J’ai des souvenirs que je ne peux décrypter ; pourquoi et à quoi ont-ils trait ?

L’abducté a fréquenté des domaines impossibles, il a appris, il a lutté, il a « entendu », il a eu peur. Il n’a très souvent pas compris, mais il a vécu tout cela.

Il s’est transformé.

Une partie de lui s’est construite « ailleurs ». Et cette partie de lui, lui est confisquée. Mais elle existe.

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